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 Rencontre déroutante...

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Yann Collin
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MessageSujet: Rencontre déroutante...   Sam 2 Aoû - 9:44

[HJ : Mon perso raconte et commente ses propres faits et gestes car c'est sa personnalité primaire, la plus "saine d'esprit" - quand même affecté par les émotions fortes tel que la panique - qui fait la narration, tandis que le plus souvent, c'est sa deuxième personnalité qui prend le dessus, qui agit, surtout lorsqu'il est sous l'emprise de sa médication. ]

"Eh merde de merde !" Je panique. Je tourne en rond dans une tentative désespérée de me calmer, mais rien à faire, je capote. Dans mon esprit, les scénarios catastrophes se multiplient, donc je continue de tourner, les mains appuyées sur les tempes pour ne pas que ma tête éclate. Les pensées se bousculent dans mon esprit. Mais là, il est trop tard, je ne peux plus rien faire, il est parti, moi je suis ici, et il ne répond pas à son câlice de cell!
Gregg m'a emmené ici avec son char, on a visité l'institut ensemble puis il est partit après m'avoir donné quelques conseils et donner un cell pour le rejoindre, au cas où... Enfin, je suis revenue ici, dans ma chambre, j'ai regarder les murs verts pâles, et je me suis mis à paniquer, de plus en plus : " Qu'est-ce que je fou ici, bordel ? ". J'ai l'impression d'être retourné à l'asile, mais en pire. Au moins, là bas, j'étais isolé des autres, mais là non. Il veulent que je mettent le feu ou quoi !?!  Je sens l'air qui s'échauffe et se condense autours de moi et je m'arrête, ferme les yeux et me concentre "Non, pas une autre crise, pas ici, pas maintenant!" Je serre les dents le plus fort possible pour me contenir. J'ai promit à Gregg de faire un effort, je lui ai promit et je ne veux pas le décevoir. Il a placé tellement d'espoir en moi.. "Prends de grandes respirations, Yann. Respires par le nez" C'est ce que Gregg aurait dit, tendrement, mais avec assurance. La tension baisse en moi. Ça, c'était la panique, mais il reste l'angoisse dans mon ventre, qui est encore présent, tapis, comme un animal, entre mes entrailles, près à resurgir à tout moment. Je m'assoie sur le lit et fixe le mur, respirant très lentement, ça m'aide, ça me détend..

La chambre est simple, mais agréable. Une commode, un lit et un bureau me sont à ma disposition ainsi qu'une petite salle de bain. Une grande fenêtre habillée de rideau donne sur la forêt. La criss de forêt. "C'est l'idée de qui, ça, enfermé un pyromane potentiel en plein milieu d'une forêt !?!" Mon pouls augmente et je repousse cette pensée, je dois rester calme si je veux que ça se passe bien. Si je veux réussir. Je respire lentement en fixant le mur qui me fais face, ça me détend. Ça m'aide à réfléchir plus clairement. Je doit juré dans un décore pareil : Un punk avec un mohawk roux avec des écouteurs autour du coup desquels sortent un rythme étouffé, habillé d'une camisole noire, de gants minces allant jusqu'aux coudes et d'un jeans à spikes dans un ambiance aussi serein. Ma pression monte légèrement à cette dernière pensée. "Calmes-toi pauvre cloche, personne ne te voies de toute manière..." Je prend encore quelques bonnes respirations et je ressent un semblant de calme s'installé en moi.

J'ai l'esprit suffisamment claire pour réfléchir de façon posé : Donc, Gregg n'est pas joignable, ça doit faire six messages que je laisse sur sa boîte vocale et, câlisse, y répond pas. C'est pas grave, il doit être en route, c'est tout, et de toute manière, il revient la semaine prochaine m'apporter mes affaires. "Et s'il ne revenait pas" Cette pensé me tétanise littéralement. "S'il m'a abandonner ici pour toujours? S'il ne faisait que se débarrasser de moi?"  J'enfonce ma tête dans mes mains, essayant désespérément de m'enlever cette idée de la tête, car elle me fait vraiment flipper. Trop tard, la panique est revenue, et je ne pense pas pouvoir la supporter bien longtemps. Je déteste cette solution, mais j'ai pas le choix, c'est ma seule échappatoire : je me jette sur mon sac, laissé à côté du bureau en entrant dans la chambre et vide son contenue sur le sol. Je fini par mettre la main sur le petit pot de plastique que je cherchait et j'en sort deux comprimés mauves : du kava. Je les avale immédiatement, avec ma salive. Je me rassoie sur mon lit et attendant que ça fasse effet. Je regrette déjà d'en avoir prit, mais il n'y avait pas d'autres solutions. Très rapidement, je sens mes membre se détendre, toutes mon angoisse s'envoler. Je suis beaucoup, beaucoup, vraiment mieux et détendue.

Et d'un coup, je suis plus joyeux, plus léger et c'est facile de supporter cet endroit. C'est même amusant de se retrouver dans un endroit inconnue, rempli de gens que je ne connait pas. Après avoir refait mon maquillage et revue ma coiffure avec un peu de fixatif, je m'en vais me promener dans l'institut, un sourire léger sur le visage. "C'est drôle, de se promener, comme ça, dans une grosse maison énorme. C'est comme une ville à l'intérieur..." Pensé idiote... J'avance dans les couloirs et je fini par me trouver un petit coin de mur, dans le gymnase, où je m'assoie à même le sol, pied contre pied, les main sur les genoux, et je fixe les gens qui passe par là de mes yeux un peu trop dilatés en marmonnant quelque chose d'inaudible sur la migrations des otaries. Je doit avoir l'air d'un junky perdu, qui quémande sur les trottoires du centre ville, trop heureux pour être à jeun...
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Élana Shiver

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MessageSujet: Re: Rencontre déroutante...   Dim 3 Aoû - 22:49

Je me réveillai et saisit mon téléphone en silence pour regarder mon actualité. Puis, je me levai et m’habillai d’un jogging et d’une brassière sport. Je branchai mes écouteurs et entrepris de faire mes exercices matinaux en silence, pour ne pas réveiller Fynn qui dormait toujours, au rythme de la musique. Je me chaussai et parti faire mon jogging autour du campus. Trente minutes plus tard, je regagnai ma chambre, essoufflée. Fynn dormait toujours. Résistant à l’envie de la réveiller,  j’allai prendre une douche rapide et tressai mes cheveux pour ne pas la réveiller en utilisant le séchoir. Je me vêtis d’un legging noir par-dessus lequel je mis une jupe. J’enfilai enfin une camisole ajustée. Aujourd’hui, le style passait en second, j’allai au gymnase pour pratiquer mon pouvoir. En me dirigeant vers le gymnase, je vis un visage que je n’avais jamais vu auparavant. C’était un garçon plutôt maigrichon, à première vue. Je le remarquai surtout à cause de ses longs cheveux roux coiffés en crête. Il était assis contre le mur et avait l’air dans un état second, marmonnant quelque chose que je n’entendais pas. Il avait un style plutôt punk, au vu de son maquillage, sa coiffure, et ses vêtements. Pourtant, il n’avait pas l’attitude qui allait avec. Je m’approchai lentement et m’accroupit doucement près de lui, veillant à ne pas l’effrayer.

- Tout va bien? demandai-je doucement.

Il avait l’air perdu, et au vu de ses yeux dilatés, il était peut-être sous l’influence d’une drogue. Mon pouvoir était à demi-actif, de sorte à ce qu’il me passe au travers s’il essayait de s’en prendre à moi. J’en avais conscience, mais je ne le contrôlai pas, c’était un réflexe nerveux lié à la méfiance qu’il m’inspirait. Pourtant, il semblait un peu misérable et complètement dépaysé, et je ne pouvais pas m’empêcher d’avoir pitié de lui.
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Yann Collin
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MessageSujet: Re: Rencontre déroutante...   Lun 4 Aoû - 12:07

Je regarde autour de moi, mes yeux se balade du peu de personne qui circulait à cet heure matinale jusque sur les murs peu décoré, flânant sans but. Je continuais à marmonner dans mon coin, les pensés profondes de ma personnalité primaire étant brimées par ma médication. Je vois entrés dans le gymnase une fille aux cheveux blond. Elle semble plus jeune que moi de deux ou trois années, et prête à s'entraîner. Je la fixe, sans pouvoir faire autrement, comme un chat hypnotisé par un laser. Elle fini par venir vers moi, et me demande si tout va bien. Je sens un peu de méfiance, mais aussi de la pitié, mais je ne réussis pas à le communiqué à la personnalité qui agit présentement, comme si la médication avait rompue la connexion entre nous deux, déjà faible normalement. J'arrête immédiatement de parler, la dévisageant un instant un peu trop long, et la déshabillant de mon regard. Je me mord un bref instant la lèvre inférieure en me mettant à genoux. finalement mes yeux noir et dilaté se braque sur ses yeux. Je lui sourit bêtement et lui dit d'emblée, comme tentative de salutation :
- Tu es jolie...
Je la pointe du doigt grossièrement, puis, la question faisant chemin jusqu'à mon cerveau brumeux, j'ajoute :
- Oui, mais, tantôt, ça allait pas...
Mon regard fouille le sol et mes yeux noirs serpente le sol, comme s'il cherchait la fin de sa phrase là, les sourcils froncés, à savoir ce qui n'allait pas, son sourire idiot, volatilisé. Il fini par retrouver le regard de la jeune fille, retrouvant de même son sourire.
- C'est à quel heure est le déjeuner ici? Dans mon ancien hôpital il le servait dans ma chambre à 7 : 30. Pas avant, pas après.

"Eh merde, ce taré trouve toujours moyen de dire à quel point je suis cingler de prime abord! " Son sourire trop confiant me donne l'air d'un taré. J'ai hâte que les effets de la médications se terminent. Aussitôt cette formulation faites en mon esprit, je regarde ma montre - la connexion est meilleur que tantôt. Je devrait pouvoir parler de façon plus ou moins normale, où tout du moins plus sciemment, dans une quinzaines de minutes environ. Espérons que je ne l'effraie pas trop d'ici là....
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MessageSujet: Re: Rencontre déroutante...   Lun 4 Aoû - 15:37

Il arrêta de marmonner et me dévisagea un long moment. J'étais à peu près convaincue qu'il était sous l'influence d'une drogue quelconque. J'étais sur le qui-vive, prête à réagir, mais je m'efforçai d'avoir l'air détendue. Il se redressa à genoux en se mordant la lèvre et me regarda fixement. Sa façon de me regarder m’évoqua brièvement Fynn, mis-à-part une étrange lueur dans son regard. Ce regard fixe. Je sus d’emblée qu’il n’aurait pas de filtre lorsqu’il parlerait.
Justement, avec un sourire niais, il me dit que j’étais jolie. Il me pointa du doigt, comme pour valider qu’il parlait bien de moi, mais je n’eus que le temps de froncer les sourcils avant qu’il n’ajoute que, tout à l’heure, ça n’allait pas. Puis, il cessa de me fixer, fouillant le sol à la recherche d’une réponse à une question que j’ignorai. On dirait qu’il m’avait oublié. Je remarquai l’ébauche d’un tatouage le long de la ligne de cheveux roux.
Ça ressemblait à un numéro, mais il releva la tête et je ne vis plus le tatouage. Il me sourit et me demanda à quelle heure était le déjeuner ici, celui dans son ancien hôpital étant à 7:30 précise. Je fronçai à nouveau les sourcils. Il était dans un hôpital, avant? Peut-être n’était-ce pas de la drogue, mais de la médication dans ce cas. De la médication pour quoi, ça, c’était une autre question. Il regarda sa montre et j’en profitai pour me redresser.

- Ici, il n'y a pas d'heure précise ni de service aux chambres, déclarai-je. Le déjeuner est servi de 6:00 à 11:00 à la cafétéria.

Je lui montrai le gymnase derrière moi.

- J’allai m’entraîner, mais je peux te montrer où c’est en premier, si tu as faim.

Moi, je ne mangeai qu’après l’entraînement, sans quoi je risquai d’être malade, mais il ne semblait pas en état de faire quoi que ce soit. Cependant, j’étais curieuse à son sujet. Quel genre de pouvoir avait-il pour avoir été à l’hôpital? Était-ce dangereux au point où il pouvait se blesser lui-même? Car s’il était à l’institut, il avait assurément un pouvoir. Debout, je pus voir le tatouage sur sa tête en entier. Je ne m’étais pas trompée, c’était bel et bien un numéro. Un numéro de téléphone, visiblement. De qui et pourquoi, je l’ignorai.
Néanmoins, ça devait être important pour qu’il l’ait tatoué sur sa tête. Ça m’intriguait. Je songeai à mémoriser le numéro et appeler, mais je ne voudrais pas déranger inutilement la personne à qui il appartenait. Je lui tendis la main pour l’aider à se relever et lui sourit, relayant mes interrogations  à un plan éloigner de mon esprit. J’allais d’abord lui montrer où il pouvait manger, puis je pourrais aller m’entraîner au maniement de mon pouvoir. Sentant qu’il était encore actif, je me concentrai pour rendre ma main solide, pour éviter qu’il ne passe au travers par mégarde.
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Yann Collin
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MessageSujet: Re: Rencontre déroutante...   Lun 4 Aoû - 16:49

Elle se méfie, je le sens jusqu'ici, cloitrer dans ce corps de timbré, mais elle me sourit toujours. Je ne sais pas si c'est bon signe ou si c'est juste de la pitié, mais bon, c'est déjà ça. Ç'aurait put être pire : Elle aurait put prendre les jambes à son coup bien plus tôt, ou m'ignorer complètement, mais elle est toujours là, elle prend le temps de m'écouter. Ça fait tout de même du bien de parler avec une nouvelle personne sans qu'elle vous jette directement à la porte, même si je n'ai pas vraiment les commandes. Elle me donne les heures de la cafétéria, répondant à ma question. C'est vrai que j'ai faim. La dernière chose que j'ai mangée, c'était un yogourt, hier soir, à l'hôpital. Gregg à insisté pour que je mange d'avantage, mais je n'y suis pas arrivé car j'était vraiment trop nerveux de mon arrivé ici, et ce matin, j'était encore trop nerveux et j'ai rien avaler, sauf mes médoc. 
Maintenant que je suis calme et détendue, la faim a refait surface et c'est seulement maintenant que je m'en rend compte. C''est vrai qu'un sandwich ou des oeufs me ferait du bien, mais je ne pense pas que ce cingler ira tout de suite se rassasier. Il a quelqu'un avec qui parler et ne la lâchera pas avant de l'avoir complètement traumatisée. Tout du moins, c'est ce qu'il va faire si je n'interviens pas. Si j'ai de la chance, d'ici quelques minutes j'aurai plus d'influence sur ce que je fait et dit. Espérons que ça ne tarde plus. Elle me dit qu'elle comptait s'entraîner - bien-sure, on est dans un gym - mais me propose tout de même de m'accompagner, question de me montrer le chemin,  ou que je ne me perde pas, j'imagine. Il secoue la tête, la bouche entrouverte, pour démontré qu'il ne veut pas aller à la cafétéria et puis je lui sourit, imperturbable, pendant de longues secondes. Mon regard sillonne la pièce, qu'elle vient de lui pointé, les yeux plein d'interrogations, comme s'il n'avait jamais vue un gym de sa vie. Son regards retourne sur elle et, une curiosité naïve dans les yeux, penchant la tête sur le côté  - peut-être espère-t-il remettre son cerveau à l'endroit - dévoilant à nouveau le numéro de téléphone tatoué sur le long de mon mohawk, puis il pause une nouvelle question :
- tu t'entraînes à quoi?
C'est vrai, j'ai presque faillit oublié : il est certain d'être normal, ou tout du moins, il le souhaite tellement, qu'il le nie. Ou bien il est tellement con qu'il n'a pas compris. Peu importe, l'important, c'est qu'il ne perde pas les pédale. Mais je sens que la connexion entre nous deux - moi et «Ducon - est de mieux en mieux. Je vais peut-être pouvoir le convaincre de bien faire, si elle même n'y arrive pas. Je sais qu'elle me voit comme un monstre, un cingler, c'est normale après tout, mais j'ose espérer que je pourrai changer la donne en reprenant le contrôle, mais surtout, que lui ne s'en rendra pas compte avant. Même si elle me semble bien intentionnée et gentille, je ne sais pas si cela lui suffira à ne pas le faire paniquer, ou perdre les pédales. La meilleur solution pour l'instant, pour moi, c'est de changer sa notion de « normalité ». Bon, je ne vais sans doute pas y arriver en un seul jour, mais je vais me concentrer là dessus pendant q'elle parle. Si j'ai de la chance, il devrait bien réagir...
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Élana Shiver

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MessageSujet: Re: Rencontre déroutante...   Mar 5 Aoû - 1:18

Je restai là un moment, la main tendue vers lui, puis il secoua la tête et je laissai mon bras retomber le long de mon corps. Bon, pas de cafétéria, visiblement. Il regarda le gymnase. Il était étrange. Je voyais la curiosité dans ses yeux. Mais pas une curiosité d’adulte, bien qu’il ait l’air d’avoir mon âge. Non, il regardait le monde avec les yeux d’un enfant, comme si tout était nouveau et inconnu. Il avait l’air si innocent, et pourtant j’avais l’impression qu’il pourrait être dangereux. Mais en quoi?
Il me demanda à quoi je m’entraînais, et la question me pris un peu au dépourvu. Je faillis répondre « À traverser les murs », mais je tins ma langue. Pour une raison que je ne m’expliquais pas, j’avais l’impression que ce n’était pas le bon moment pour faire ce genre d’affirmation. Que pourrais-je répondre à ça?

- La gymnastique, répondis-je.

J’avais souvent fait de la gymnastique. J’étais douée. Je savais faire tout un tas de pirouettes et d’acrobaties, et si je manquais mon coup, mon pouvoir m’éviterait de me fracasser contre le sol. Néanmoins, j’ignorais pourquoi j’avais répondu ça. Bien sûr, je pouvais m’entraîner à la gymnastique, mais ce n’était pas pour ça que j’étais là. Et s’il avait le nez dans le pensionnat, il était un prototype. Peut-être n’en avait-il pas conscience. Quoi qu’il en soit, je préférai éviter de le contrarier. Je m’éloignai un peu, m’étirai soigneusement et commençai. Je n’avais pas besoin d’accessoires, mon corps suffisait amplement au spectacle. Je commençai doucement, d’abord avec une chandelle, redescendit lentement en faisant le pont. Je sentais mes muscles s’étirer à chaque mouvement et j’adorai ça. Je retournai en position chandelle et revint à ma position accroupie du départ. Puis, je fis la roue, une roue parfaitement exécuté. Je fis quelques figures plus ou moins complexe que j’avais déjà pratiquées. Puis, je me préparai mentalement pour un salto arrière. C’était une figure difficile que j’avais mis beaucoup de temps et d’efforts à maîtriser, sur laquelle j’avais plus d’une fois failli me briser la nuque. Je fléchis les genoux, pris une grande inspiration et bondit. Un moment de doute plus tard, j’atterris sur mes pieds, me réceptionnant en souplesse. Je n’étais pas venue pour ça, mais ça m’avait épuisée. Je regardai autour de moi et vit qu'il était toujours là. Je n’avais pas vraiment porté attention à lui durant mes exercices. Ce n’était pas pour show off, simplement pour garder la forme. Je lui adressai un sourire, essoufflée.

- Ça m’a donné faim, déclarai-je. Si tu veux, on va manger un petit quelque chose.

Il n’avait pas bougé, alors il ignorait sans doute toujours où était la cafétéria. Sauf que cette fois, s’il ne voulait pas y aller, c’était tant pis, j’irai seule. Je remarquai alors qu’il avait quelque chose de changé, malgré la dizaine de minutes où je l’avais oublié. Ses pupilles n’étaient plus aussi dilatées. La drogue ou médication devait avoir fini son effet, dans ce cas. Peut-être serait-il plus cohérent, maintenant.


Dernière édition par Élana Shiver le Mar 5 Aoû - 22:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre déroutante...   Mar 5 Aoû - 9:22

Éléna décida de ne pas me parler de son pouvoir, bonne initiative, mais je ne peux que me questionner à ce sujet. Peut-être que son don est d'entendre les pensés des personnes qui l'entour? Ça expliquerait qu'elle soit aussi gentille avec moi, qu'elle agisse avec autant de délicatesse. Je « criai » son nom de l’intérieur, en pensé, mais, imperturbable, elle continue ses pirouettes pendant que Ducon la regarde sans ciller. Soit elle cache son jeu pour ne pas l'ébranler, ou bien elle n'est pas télépathe, elle est juste trop gentille. On le saura peut-être plus tard. Toujours assis au sol, le menton déposé sur mes genoux et mes mains retenant mes jambes, je sens lentement la connexion se refaire et les effets secondaires arrivés en force : Migraine; tremblements de mes mains et la circulation sanguine se fait moins bien, le froid s'empare donc de mes mains et mes pieds. Je fait danser mes orteil dans mes basket pour les réchauffer et je ressert mon emprise sur mes jambe, pour contrôler l'agitation de mes mains, mais je ne pourrais dire si ça se voit. Je sens ma tension qui monte. C'est Ducon qui a peur que ça se voit, que quelqu'un porte un jugement là dessus. J'essaye de le calmer, je lui parle doucement et essaie de le convaincre que ça ne se voit pas, lui chuchotant doucement qu'il n'y a rien là :

- Arrêtes de t'inquiété, ça ne se voit même pas. Au pire, tu peux dire que tu as froid ou que tu as des frissons, c'est tout à fait normal. Ça arrive à tout le monde. Arrêtes un peu de t'en faire, tout va bien...

Bientôt, je me rend compte que je parle tout seul. Pour de vrai, avec ma bouche . Je me tais donc, roulant des yeux vers le ciel et résigné à ce pincement dans mon ventre, un stress dont je n'ai pas de besoin, car Ducon ne veut rien entendre. J'essaie de chasser ce stress loin en moi, mais je n'y arrive pas. Pas grave, ce n'est pas ça qui me fera perdre les pédales. Je suis enfin en contrôle, peut-être pas pour longtemps, mais c'est déjà ça. J'aimerais m'en réjouir, mais je ne peux qu'en être soulager, car je me sens plus las, plus fatiguer. Mon regard dévie et s'ancre au sol ; j'ai la vague à l'âme. Un autre effet secondaires du Kava : la déprime. Je prend une bonne respiration pour me redonner courage, mais j'ai toujours le coeur lourd.

Mon ventre gronde alors que je vois Éléna arriver vers moi, essoufflée. Je lui fait un faible sourire en coin, un semblant d'excuse pour mon comportement, mais il me semble qu'elle ne le voit pas. Elle me dit qu'elle va manger et m'invite à la suivre. Pendant un instant je la regarde, les yeux écarquillés, complètement abasourdit.« Une fille m'invite à manger? Moi? Vraiment? » Je ferme et ouvre les yeux quelques fois, simulant une poussière dans mon œil et je fini par frotter mon œil droit en acceptant :

- Bah oui... pourquoi pas...

J'ai toujours peur qu'en ouvrant la bouche, ce ne soit pas moi qui parle, j'ai donc parler un peu trop vite, en deux rafales de mots. Mon regard quitte ses yeux quelques secondes, espérant que ça ne lui a pas parut aussi évident qu'à moi, je sert mes lèvres l'une contre l'autre avant de retrouver son visage et lui fait à nouveau un sourire d'excuse, qu'elle ne peut d'ailleurs sans doute pas comprendre.. Je me mord la lèvre inférieur à nouveau pour m'empêcher d'ajouter quoi que ce soit. Je me relève en m'appuyant sur le mur et passe mes doigts tremblant dans mes cheveux afin de les repousser de devant mes yeux, mais je les fourre immédiatement dans mes poches, réaction de Ducon qui ne veut pas que ça se voit. J'espère que ça partira bientôt, car j'ai la dalle, et manger les mains dans les poches, c'est sois pas très efficace ou bien pas très élégant.

On prend la route de la cafète ensemble. Je marche à ses côtés, fixant le sol d'un regard las, perdu dans mes réflexions, les épaules tendues et les mains toujours dans mes poches. Elle est gentille de me supporter, car je sais que c'est pas facile, et qu'il y a peu de personne qui se dévoue pour cette tâche ingrate. Je soupire, encore une fois pour me donner courage, mais peut-être de façon trop évidente. Peu importe, je me lance :

- Je... J'hésite, j'ai toujours peur que ce ne soit pas ma voix qui parle, qui s'exprime, mais il semblerait que ce soit bien la mienne. Je me racle la gorge, et prend le temps de dire chaque mots. Je suis désolé pour tout à l'heure.

J'ai une voix plus posé que Ducon. Une voix plus grave et un peu plus rauque. La voix d'un adulte, pas celle d'un enfant perdu qui veut de l'attention à tout prix. Je continue à fixer le sol et je me mordille toujours la lèvre inférieur. Je ne veux pas – ou je n'ose pas – voir quel regard ou quelle réaction cette phrase me vaudra. Je la regrette déjà, mais c'est trop tard, c'est déjà dit. J'ai le moral trop sombre pour regarder et ça me semble être un trop grand effort que de relever les yeux vers elle. J'enfonce d'avantage mes dents dans ma lèvre inférieur, en souffrance de l'attente d'une réponse.
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MessageSujet: Re: Rencontre déroutante...   Mar 5 Aoû - 22:57

[Oups, ils se sont pas encore présentés oO]

Il sembla surpris que je l’invite. Il battit des paupières à répétition, puis acquiesça rapidement. Je remarquai que sa voix avait changée. Elle était plus rauque, plus adulte. Il semblait aussi un peu plus confiant. Même si, physiquement, il n’avait pas changé physiquement, j’avais l’impression que c’était une personne différente. Il pinça les lèvres d’un air désolé pour une raison que je ne m’expliquais pas. Il se releva pour me suivre à la cafétéria, replaça ses cheveux et enfonça brusquement ses mains dans ses poches. Je fronçai les sourcils, mais ne dit rien.  Je me dirigeai vers la cafétéria, songeant alors que j’ignorai comment il s’appelait. Pourtant, ça me semblait idiot de demander ça maintenant. Je l’entendis soupirer derrière mois. Pensait-il à la même chose? Il commença à dire quelque chose, s’interrompit, se racla la gorge et me dit qu’il était désolé pour toute à l’heure. J’en arrêtai de marcher pour le dévisager, surprise. Désolé de quoi? Il fixait le sol avec insistance, les mains dans ses poches. Je repensai à son comportement. Bon, il était peut-être un peu high ou stone, je ne connaissais pas la différence, mais il n’y avait pas de quoi en faire tout un plat non plus. Et ouais, il m’avait fait peur au début, mais c’était surtout parce qu’il marmonnait dans son coin. J’hésitai. Y avait-il autre chose? Quelque chose que j’aurais du remarqué?

- Désolé de quoi? demandai-je.

Je le dévisageai avec insistance, me demandant pourquoi il s’excusait. Il n’avait rien fait de mal. Enfin, je ne croyais pas. Peut-être pensait-il avoir fait quelque chose de mal. Pour ma part, je ne savais pas. Il m’avait semblé étrange, mais ça pouvait m’arriver aussi d’avoir l’air étrange, alors pourquoi pas? Et puis, il avait dit que j’étais jolie. Ça non plus, ça ne méritait pas d’excuse. Je me creusai la tête pour trouver ce qu’il pourrait avoir fait de mal, mais je ne voyais absolument pas ce qu’il pouvait se reprocher. Aussi, pour éviter un malaise, je décidai de prendre la parole.

- C’est moi qui devrais m’excuser, déclarai-je. J’ai oublié mes manières.

Je lui tendis la main et lui sourit.

- Je m’appelle Élana Shiver. Et toi?

C’était idiot. Je lui avais parlé un bon quinze à vingt minutes plus tôt et je ne savais pas son nom, et je ne lui avais pas dit le mien. Quelle mal élevée je faisais!
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MessageSujet: Re: Rencontre déroutante...   Mer 6 Aoû - 11:06

[Qui???]
Elle s'arrêta. Je continu de marcher sur quelques pas avant de m'arrêter, et de me décider à me retourner, lentement, fixant toujours le sol. Elle m'interroge du regard, mais je reste de pierre, fermé, comme une huitre. Je ne comprend pas cette réaction, mais je doit dire qu'il y a peu de gens que j'ai rencontré qui sont resté si longtemps en ma compagnie. Je n'ose pas relever mon regard. En moi, Ducon s'énerve ; il sait qu'il se fait juger, mais pire encore, que je la laisse nous juger. Je suis devant elle, comme une pièce de viande au supermarché et elle me regarde, se demandant sûrement si je ne suis pas trop gras pour son estomac, ou si des tendons se cachent sous cette chaire sanglante. D'une part, je le comprend. Ce n'est pas mon genre de me laisser juger ainsi, car je sais que ça l'énerve. Mais là, c'est différent. J'ai décidé de me retrouver dans cette position, et je l'assume. Pour l'instant, de toute manière, mon  barrage contre lui tient le coup. Je le sens solide, donc pas de risque de ce côté là, même si j'enttend ses cries, ses injures et ses coups, tout au fond de moi. Mais je les entend en sourdine, comme venant de très loin. C'est bien, je garde le contrôle, je suis calme.

Elle continue de me dévisager, un peu trop longtemps à mon goût. Elle fini par me demander de quoi je m'excuse. Je fronce les sourcils, puis mon regard remonte jusqu'au sien. Elle ne peut pas avoir rien vue? Pendant un instant, je sent une brèche en moi. La voix de Ducon est plus forte. L'interrogation en moi fait une brèche dans le barrage. Mon regard va de son oeil droit à son oeil gauche mécaniquement, y cherchant une trace de mensonge, de plaisanterie ou d'ironie, mais je n'en trouve pas. Elle ne fait que me dévisager, curieuse. De la simple curiosité.

Je ferme les yeux un instant, soulager, et je répare la brèche en moi afin de ne plus l'entendre, ou tout du moins, étouffé sa voix. Quand j'ouvre à nouveau les yeux, elle est toujours là, et me sourit, gentiment. Un joli sourire, tout simple et qui me semble sincère. Il agit comme un baume, qui vient faire taire Ducon. Je suis soulager, mais une infime partie de moi me dit de rester sur mes gardes, ce que je fais, car d'un moment à l'autre, tout peut exploser. Elle me dit qu'elle s'excuse - Quoi? - Qu'elle a oublié ses bonnes manières. Je la regarde, les sourcils froncés et la tête légèrement penchée sur le côté. Un sourire en coin, incertain mais amusé, prend place sur mes lèvre.

Elle tend une main vers moi. Devant cette invitation, je recule d'un pas, gardant des yeux étonnés vers cette main. Elle se présente : Éléna Shiver. C'est un joli nom. Je relève les yeux vers elle, pour vérifier ses intentions, mais mon regard redescend aussitôt sur sa main. Je sais ce qu'il faut que je fasse : il faut que je la prenne dans ma main droite et que je la secoue doucement de haut en bas. Gregg m'a dit d'éviter les contactes physiques, mais c'est justement pour ce genre de contacte que je porte des gants, ça devrait aller. Je lève une main incertaine, pianote de mes doits dans le vide avant de prendre sa main dans la mienne. Je serre, un peu, pas trop fort, puis je monte et descend de façon maladroite. Je regarde Éléna dans les yeux et je répond à sa question :

- Moi, c'est Yann... J'ai une hésitation. Dois-je lui dire pour Ducon?  C'est peut-être mieux ainsi. Gregg dit souvent qu'il vaut mieux que je parle aux autres de mes problèmes avant que mes problèmes deviennent les leurs, mais ça reste gênant. C'est peut-être trop tôt, mais... Et... l'autre que tu as rencontré tantôt, tu peux l'appeler Numéro-Deux...

Je la regarde toujours dans les yeux, mon regard, presque suppliant, allant d'un oeil à l'autre, espérant y voir apparaitre quelque chose de moindrement positif. Je continue, sans m'en rendre compte, à faire balancer nos mains de haut en bas. Je fini par prendre conscience que la main d'Éléna essaie de s'extirper de mon emprise et je la relâche. Je fait un pas en arrière, les mains ouverte devant moi, comme signe d'excuse, ou de protection. Merde je pense que j'ai galéré! J'ai peut-être toujours une chance... elle semble pouvoir en prendre plus que d'autres. Je laisse mes mains descendre lentement et au niveau de mon abdomen je les joint pour les serrés une dans l'autre. Mon regard va se réfugier sur ses chaussures et je me mord l'intérieur de la joue, espérant ne pas avoir eu l'air trop imbécile. J'attend de voir comment elle va réagir. En moi, la tension en moi est un peu trop haute, je recommence à entendre Ducon qui se lamente et qui crie.. "Tais-toi pauvre cloche! Je suis occupé!"
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MessageSujet: Re: Rencontre déroutante...   Mer 6 Aoû - 22:54

[Nos persos lol]
Lorsque je tendis la main, il recula d'un pas, dévisageant ma main comme s'il n'avait jamais serré la main de qui que ce soit. Je fronçai les sourcils. Après un moment, il prit ma main et la secoua maladroitement. Vraiment? Il n'avait jamais eu de poignée de main avant? J'étais surprise et je ne pouvais pas le dissimuler. Au travers du gant qu'il portait, je sentais de la chaleur. Peut-être simplement parce que j'avais les mains froides, sinon je ne voyais pas comment c'était possible. Il se présenta au nom de Yann, puis hésita. Il ajouta alors que que l'autre, que j'avais rencontré avant, je pouvais l'appeler Numéro-Deux. L'autre? Je compris alors. Il avait deux personnalités. Celui que j'avais d'abord pris pour un drogué était donc cette autre personnalité. Ouh là! Ça c'était étrange. Était-ce pour ça qu'il s'était excusé? Il me dévisagea intensément, mais j'étais surprise et je ne réagis pas. Je n'avais jamais rencontré quelqu'un qui avait de multiples personnalités. Je réalisai alors qu'il secouait toujours ma main et rit nerveusement en la retirant. Il recula d'un pas, ses mains devant lui, comme s'il voulait se protéger, puis il les rebaissa pour les joindre, comme un enfant en faute. Cette fois, je ne pus m'empêcher un grand rire franc. Il semblait plus adulte que ce... Numéro-Deux, mais il avait tout de même des réflexes d'enfants. Je me forçai à me calmer, pour éviter de l'offenser.

- Désolée, dis-je en reprenant mon calme. Je me moque pas de toi, c'est seulement ta réaction.

Je balayai mes propres excuses d'un geste et ajoutai plus sérieusement:

- Désolée.

Je le regardai attentivement. J'étais curieuse, mais ça me semblait déplacé de lui poser des questions sur cet état. Je restai plantée là un moment, sans trop savoir quoi dire ou quoi faire. Devais-je agir différemment? Je décidai de ne rien en faire.

- Bon, et si allait mangé? Tu pourras m'expliquer comment ça marche? Parce que honnêtement, j'y comprends rien... Si, bien sûr, ça ne te dérange pas.

En parlant, je l'avais attrapé par le bras, coude à coude, l'amenant avec moi vers la cafétéria, lui souriant gentiment. J'espérai ne pas le mettre mal à l'aise. Je pouvai sentir la chaleur de sa peau, même au travers de sa manche [HJ;Si tu l'imaginais en T-shirt, oublie le "Même au travers de sa manche"]. Faisait-il de la fièvre? J'avais envie de lui plaquer une main sur le front pour m'en assurer, mais je me retins.
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MessageSujet: Re: Rencontre déroutante...   Jeu 7 Aoû - 8:17

[Nos deux présentation sont faites Oo]

Elle me regardait toujours avec curiosité, sans me donner l'air que je suis un monstre qui pourrait la tuer d'un moment à l'autre.Ça me détend, ça me calme, et ça éloigne Ducon. C'est presque agréable, comparé à mes dernières tentatives de discussion. Les gens partent où m'insulte rendu à ce stade-ci. Pour ce qui est de Ducon. Il se fraye un chemin vers la gouvernance de mon corps. Il n'est vraiment pas content, et ça l'aide à aller plus vite. Je sais qu'il prendra tôt ou tard le contrôle, mais il me reste encore du temps. Le Kava fais ressortir en un premier lieu Ducon, tout heureux. Ensuite, ça l'enferme au moins une bonne heure au fond de moi, mais je suis malaisé, je me sens fatiguer et las. Un peu déprimé. J'essai de rester présent, de ne pas m'enfoncer en moi. C'est tellement facile d'oublier d'être.

Quand je lui présente ma deuxième personnalité, elle semble comprendre. Elle se met à rire. Ça ne me gène un peu, mais pas trop, j'ai vue pire. Mon sang bouillonne à l'intérieur et ma peau se réchauffe. Ducon, lui, prend mal la réaction d'Éléna. Il est certain qu'elle se moque de lui. Il me traite de tous les nom tandis qu'elle s'excuse. "Je ne me moque pas de toi, c'est juste ta réaction". Je relève mes mains vers mon visage pour les regarder à nouveau, et je ne sais pas quoi dire à ça. Je ne vois pas ce que j'ai fais de mal, j'ai fais ce que Gregg me dit de faire. Une petite épingle se pose dans mon estomac, un avertissement de mon stress qui monte un peu pour me dire de bien me tenir. Je les laisse à nouveau tomber l'une dans l'autre, afin de les serrés ensemble. Ça me donne un peu de contenance.

J'ai de la chance, car malgré le fait que mon stress monte,Sa voix à l'intérieur de moi ne s'intensifie pas trop. Je me sent plutôt en contrôle, calme et détendu, un peu la vague à l'âme, mais tout ça est balayé du fait que je suis sur mes gardes. Bien éveillé. Un petit brin stressé.

Elle m'attrape par le bras et le serre dans le sien, coude à coude, elle avance et je sui contraint de la suivre. Je suis en camisole, je sens nos peau se frotter l'une  l'autre, et ce contact me semble intolérable. Puis mon cerveau se met en état d'alerte, et les cries de L'Autre se font plus forts. "Je ne doit pas laisser les gens me toucher et je ne dois toucher personne. Gregg me dit qu'il me faut éviter les contactes physiques, en tout temps." Elle me parle, mais je n'entend rien sauf les cries assourdissants de Ducon qui résonne dans ma tête. Ma peau devient très chaude tout à coup et l'air qui m'entour se fait très chaud. Ce Halo me détient et je ne pourrai en sortir seulement si je réussi à Le faire taire. Je tire d'un coup sur mon bras pour le retirer de son étreinte et je me penche en avant, les mains oppressant mes tempe, espérant faire taire ce taré au fond de ma tête qui profère des menace à l'endroit d'Éléna, et de moi-même. Je plie les jambes, et je met à marmonner quelques paroles inaudible à l'endroit de Lui, mais il ne veut pas se taire. En une ultime tentative de le faire taire, je crie à plein poumon : Tais-toi !!.

À nouveau le silence. Un silence complet que seulement ma respiration brise. Je reste encore dans cette position, les paupière serrées, tout en sueur, toujours penchés en avant. Ma température corporelle a chuter, et mon halo de chaleur c'est dissipé. Je glisse ma main droite et mon coup jusqu'à ma joue. Je n'ose pas ouvrir les yeux. Ai-je mis le feu? Est-elle toujours là? Me regarde-t-elle comme une bombe sur le point d'exploser? Je ne sais pas. Je fini par me laisser tomber sur le sol, en position assise, et à prendre de grandes respirations, pour me calmer. J'ai toujours les paupière celées, mais les larmes montent. Je les ravale; je n'ai aucune envie de pleurer ici, maintenant. "Pourquoi c'est toujours comme ça?". Je n'entend rien à par ma propre respiration. Quand j'ouvre les yeux, c'est que je me sens déjà un peu mieux. Je n'ai pas mis le feu, semble-t-il. Je suis face à un mur blanc du corridor, et je ne sais pas si Éléna est toujours là, ou si elle est partie.

- Je suis désolé... Je m'exprime d'une voix posé, un peu rauque des pleurs que je n'ai pas laissés sortir, et je prononce chaque syllabe une à une, comme si elles étaient détachées. Je ne sais même pas si je souhaite qu'elle soit encore là ou non. Je ne sais plus rien sauf une chose : J'ai faim, et je n'aurai pas le contrôle de mon corps aussi longtemps que je le pensais. Ducon prendra le relais bientôt.
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MessageSujet: Re: Rencontre déroutante...   Jeu 7 Aoû - 21:53

[Nos personnages s’étaient pas encore présentés l’un à l’autre]

La peau déjà chaude de Yann devint soudainement plus chaude, tout comme l’air qui nous entoure. Mon corps réagit avant moi et je perdis consistance. Le bras de Yann traversa le mien et je m’éloignai pour échapper au cocon de chaleur. Qu’est-ce que se passait? Je m’enfonçai partiellement dans le mur pour échapper à la vague de chaleur. Mon pouvoir me permettait de voir au travers des murs lorsque j’y étais, si j’étais assez près de la surface. Je voyais un halo de chaleur autour de lui, comme s’il y avait un feu. Pourtant… À moins que ce soit ça, son pouvoir. Au milieu de cette brume infernale, Yann est à demi recroquevillé sur lui-même, tenant sa tête à deux mains. J’aimerai pouvoir l’aider, mais je ne pouvais pas m’approcher. Même depuis le mur, je pouvais sentir la chaleur irradier. Déclencherait-il un incendie? Il hurla un « Tais-toi » qui me fit tressaillir. Le phénomène cessa et il se détendit lentement. Quant à moi, je restai dans la sécurité relative que m’offrait le mur. Est-ce que ça recommencerait? Devrais-je partir? Non. Je ne pouvais pas l’abandonner là. Il regarda dans ma direction et s’excusa. Pourtant, je savais qu’il ne voyait que le mur. Je m’en extirpai lentement, créant quelques ridules sur la surface, un peu inquiète. Il m’avait fait peur, je ne pouvais ni le nier, ni le cacher. Pourtant, je ne pouvais pas l’abandonner à son sort. J’avais rarement eu des problèmes avec la maîtrise de mon pouvoir, puisque j’étais généralement assez maître de mes émotions. Et lorsqu’il m’échappait, je n’étais un danger pour personne. Mais je ne l’avais pas choisi, et Yann ne l’avait pas choisi non plus. Je compris que, comme tant d’autres, il était arrivé ici parce qu’il ne contrôlait rien. Néanmoins, avec deux personnalités, ce devait être deux fois plus difficile de contrôler. Je me doutais bien que le « Tais-toi » qu’il avait crié s’adressait à cet autre lui. J’hésitai à parler, mais je rassemblai mon courage.

- Ça va aller? demandai-je doucement. Qu’est-ce qui s’est passé?

Je ne comprenais pas ce qui lui avait fait perdre les pédales alors qu’il semblait en contrôle avant. Était-ce de ma faute? Je m’approchai, mais je restai alerte. Il était instable et je comprenais pourquoi il dressait des barrières. Au fond, il était sans doute terrifié par cette puissance qu’il ne comprenait pas. Heureusement, il semblait aller bien. Pour ma part, mon poignet gauche, où je le tenais, élançait douloureusement. J’y jetai un regard rapide et compris que c’était une brûlure. Superficielle, certes, mais assez pour me faire mal. Comme c’était loin d’être insupportable, je glissai ma main dans mon dos pour qu’il ne la voie pas. Je ne voulais pas qu’il se sente mal en plus. Je me doutais que c’était arrivé lorsqu’il s’était dégagé de mon bras. Même s’il l’avait traversé, sa température avait alors été assez haute pour me brûler. C’était dangereux. Ça m’étonnait un peu qu’il ne soit pas déjà assigné à un tuteur pour l’aider, mais il venait tout juste d’arriver, alors c’était sans doute normal, au fond. Je le regardai. Je me posai tant de questions. Pourtant, je ne voulais pas l’assaillir. J’attendis donc qu’il me réponde, ne pouvant rien faire de plus.
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MessageSujet: Re: Rencontre déroutante...   Ven 8 Aoû - 10:20

Alors que je suis toujours là, mi-recroquevillé sur le sol et les mains sur la tête, comme pour me protéger de l'éventualité qu'elle soit partie, de Ducon qui n'est plus là mais qui va revenir en force d'un moment à l'autre, je la vis traverser le mur auquel je fais face. Je tombe assis et recule en rampant de quelques centimètres, sans la quitter des yeux, m'arrêtant seulement lorsque je comprend que c'est elle. J'ai pensé de prime abord avoir à faire à un fantôme. Je fronce les sourcils et mes yeux alternant le mur et celle-ci, essayant de comprendre le phénomène. Mon regard fini par s'ancrer sur Éléna, et je vis enfin en elle la crainte que je redoutais y lire. Sur son visage, je peut voir la peur, mais pire encore, la pitié. Ça me fait mal, c'est un regard douloureux qui me transperce, mais je comprend ; elle a peur de moi, elle a peur que j'explose à nouveau. Je ferme les yeux, amer de cette considération et souhaite malgré moi qu'elle ne soit plus là. Je ne lui en tient pas rigueur, après tout, tout le monde réagit ainsi, mais c'est douloureux. Sauf Gregg, mais avec lui, tout est différent. Je ne peux juste plus voir ce regard douloureux posé sur ma personne, sur moi, car moi aussi je suis victime de se phénomène, même s'il sort de moi, je ne le contrôle pas. Et ce n'est pas tout ce que je suis, mais les gens craigne de me voir éclater à nouveau, après une première fois, et ils ne voient que l'éventualité d'une récidive. C'est normal, j'imagine. Tout le monde apprend de ses erreurs, et moi, je suis l'erreur de tout le monde. Et tout le monde apprend que je suis une erreur de la nature, qu'il vaut mieux se tenir loin.

Elle est toujours là, devant moi, silencieuse. Son regard me transperce le coeur, même si je ne la voit pas. Elle fini par me demander si ça va aller. J'ouvre les yeux et fixe le sol. Drôle de formulation, mais dans le fond, elle me demande la même chose que tout les autres : si j'ai terminé ma crise. Je hoche silencieusement la tête de haut en bas, pour lui signaler qu'il n'y a plus de risque pour l'instant. Je la sens légèrement plus détendu, comme si je venait de lui révélé que la bombe qu'elle a sous les yeux est désamorcée. Elle me demande ensuite ce qui c'est passé. Je lève mon regard vers elle, un peu plus lourd que je ne l'aurais voulut et je pince les lèves et soulève mes épaules, pour démontrer que je ne sais pas plus qu'elle.

- C'est à cause de... je cherche un instant un euphémisme pour parler du fait que ça tourne par rond dans ma tête. ...de mon trouble, dis-je enfin en détournant le regard. J'ai honte de parler de ce qui fait de moi un monstre. Gregg dit que je ne tolère pas les contactes physiques et qu'il faut que je les évite. C'est pas de ta faute, ajoutai-je en me disant qu'elle doit se sentir coupable car, après tout, c'est elle qui m'a agrippée sans préavis, même si j'aurais bien envie de mettre ce qui vient de ce passer sur le dos de quelqu'un d'autre, pour une fois. C'est.. c'est juste comme ça. J'aurais du t'avertir plus tôt, c'est tout...

J'ai l'impression que le regard qu'elle me lance me brûle les yeux. Je me relève en évitant son regard. Je défroisse mon jeans en y époussetant de la cendre apparue là par "on ne sait quel miracle". Je relève les yeux vers elle un instant, croisant les bras devant moi, comme pour me protéger de son jugement, puis je fixe le mur derrière elle. Je fronce les  sourcils dans ma réflexion ; Elle en est sortie tantôt. Comment est-ce possible ? Je sais que Gregg m'a dit que c'était un endroit pour les personnes ayant des pouvoirs, qu'on m'aiderait à me contrôler, mais je ne pensait pas que ce serait des choses aussi... aussi étrange. En fait, je sais que j'ai un pouvoir, je sais que ce n'est pas normale, mais j'ai de la difficulté a en parler, un peu à cause de Lui, qui capote à rien.

- ...et toi, comment tu as fais ça? dis-je en pointant le mur de mon menton, avec pratiquement autant de crainte sur le visage - même si je ne fais que la simuler.  Ça me fais presque du bien de porter un jugement sur quelqu'un, juste comme ça. C'est rare que j'ai le rôle du juge. Je suis plus souvent la personne jugé.
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MessageSujet: Re: Rencontre déroutante...   Lun 11 Aoû - 0:48

Il me jeta un regard lourd, les lèvres pincées, et haussa les épaules. Ainsi, il ne contrôlait rien. Je ne comprenais pas. Bien sûr, je savais que certains prototypes avaient du mal à contrôler leur pouvoir, mais je n’avais jamais pensé que ça puisse être autant. Je comprenais mieux pourquoi Anastasia voulait nous aider à rester cacher. Si je pouvais traverser les murs et que Yann m’avait fait peur, je n’osais imaginer ce qu’en penserait un humain normal. Nous finirions sans doute dans un laboratoire, ou morts. J’essayai de me ressaisir. Il avait besoin d’aide. Il était ici pour ça. Je ne pouvais rien lui apprendre puisque je me contrôlai bien, mais quelqu’un le pourrait, assurément. Il me dit alors que c’était à cause de son trouble. Je compris qu’il parlait de ce « Numéro-Deux ». Il ajouta que Gregg – Qui c’était celui-là? – disait qu’il ne supportait pas les contacts et qu’il devait les éviter. Je me revis le prendre par le coude et me mordit les lèvres. C’était de ma faute. Il me dit justement que ce n’était pas le cas, que c’était comme ça et qu’il aurait du le dire plus tôt. Je ne pus m’empêcher de le dévisager. « Salut, si tu me touches, je vais tout brûler. Au fait, je m’appelle Yann. » Non, rien d’étonnant à ce qu’il n’ait rien dit. Moi aussi, j’aurai préféré me taire, à sa place. Non, c’était à 100% de ma faute. Après tout, c’était quand même assez rare de se faire agripper le bras par un parfait inconnu. Complètement mon genre, mais ça mettait les gens mal à l’aise. Je n’y faisais généralement pas attention, mais la brûlure sur mon poignet me rappelait que je devrais. Après tout, je ne le connaissais pas, et vouloir être gentille ne consistait pas forcément à s’immiscer dans la bulle des gens. Yann se releva en silence, évitant mon regard. J’aurai voulu lui dire que j’étais désolée, mais j’étais un peu sous le choc d’avoir déclenché tout ça. Je le dévisage en silence, me criant des bêtises en mon for intérieur. Mon monologue silencieux fut interrompu lorsqu’il fronça les sourcils, me dévisageant à son tour. Qu’avais-je fait, cette fois? Je réalisai alors qu’il regardait le mur, et pas moi. Je me retournai pour regarder le mur, sans rien y voir de suspect, puis le dévisageai à nouveau. Qu’est-ce qu’il y voyait? Puis, il me demanda comment j’avais fait. Et je compris. Pourtant, s’il était ici, Anastasia devait lui avoir expliqué pour les prototypes. Il devrait savoir que tout le monde ici avait des pouvoirs, comme lui. Bon, c’est sûr que de le savoir et d’y être préparé, c’était deux choses complètements différentes. Savoir que je pouvais traverser des murs ne m’empêchais pas de m’étonner, même après trois ans, que Fynn devine mes émotions mieux que les siennes. Mais c’était ainsi. Alors pour Yann, ce devait être la même chose. Quoiqu’il ne semblât même pas familier avec ses propres capacités, alors comment pourrait-il l’être avec les miennes?

- C’est mon pouvoir, dis-je en souriant. Rien n’est un obstacle. Je peux travers les choses et les gens aussi naturellement que je peux respirer. Ça peut sembler un peu étrange dit comme ça, mais un jour, toi aussi tu y arriveras. Enfin, pas à traverser les murs, bien sûr, mais à contrôler ton pouvoir jusqu’à ce qu’il soit parfaitement naturel.

De ce que j’avais vu depuis le mur, il luttait contre ses pouvoirs. Il en avait peur. En ce qui me concernait, je ne l’avais jamais crains et je n’avais jamais essayé de le réprimer, sauf pour empêcher des gens de le découvrir. Et là encore, j’avais préféré fuir hors de vue et me cacher dans un mur en attendant que ça passe. Je ne voulais pas lutter contre mon pouvoir. Il a toujours été une partie de moi, et tenter de le mettre de côté, c’était comme me couper un bras. Simplement impossible à imaginer.

- Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire, surtout quand on peut incendier la place, mais tu ne dois avoir peur de ton pouvoir. Sinon, tu ne réussiras pas à le contrôler.

Ouais, facile à dire. Le pire qui pouvait m’arriver c’était de passer au travers du plancher. Et c’était vraiment le pire. Si je traversais aussi le plafond de la pièce d’en dessous, j’allais retraverser le plancher pour amoindrir l’impact, et simplement ressortir comme si rien ne s’était passé. Ouais, facile à dire quand tu pouvais incendier un immeuble et tuer des gens…
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MessageSujet: Re: Rencontre déroutante...   Lun 11 Aoû - 9:41

Je sentis de l'amertume de le regard d'Éléna. Elle se sentait tout de même coupable, et à quelque part, au fond de moi, je m'en réjouissais, car j'en ai plein mon casque d'avoir à posté le chapeau à chaque fois qu'il y a le feu. Mais ma conscience me pinça le coeur, me faisant signe que c'était mal de se réjouir du malheur des autres. Je n'en laissai rien transparaitre.

Quand je lui posai la question à propos du mur, elle sembla un instant pas comprendre ma question. Elle me dévisagea encore. Je roulai des yeux en entendant de Ducon me crier dessus de la gifler afin qu'elle arrête de me regarder ainsi, mais malgré un frissonnement qui me pris à la main droite, je ne bougeai pas plus. Elle me dit que c'était son pouvoir et que, pour elle, il n'y avait pas d'obstacle. Je petit sourire en coin m'échappa à cet énoncé, car Gregg me répète souvent que le obstacle dans la vie, c'est nous même.   Elle me dit que moi aussi, j'arriverai un jour à contrôler mon pouvoir. Je roulai des yeux : Facile à dire quand tu ne risque rien en utilisant ton pouvoir. Elle remarqua sans doute mon mouvement, car elle m'assura que j'y arriverai, même si ça peux me paraître impossible, et que je ne devait pas en avoir peur. Je détournai le regard sur ces mots. Oui, j'avais peur de mon pouvoir. Mais mon pouvoir, c'est le feu ; et le feu ne fait que détruire. Je lui en voulais en peu de m'avoir dit ça. Elle n'avait pas le droit de me dire ça, elle qui a un pouvoir aussi inoffensif que de faire apparaitre des bulles. Mais bon, c'était sans doute pour bien faire.

Tout à coup, je me sens amer. Je fixe le bas de mur en arrière d'elle, un peu sur sa gauche. L'amertume me gagne et s'enfonce en moi, comme un poison. Je me sens emporter par elle et j'ai beau me concentrer sur le moment présent, respirer par le nez, je m'enlise tout de même en moi. Je me sens m'échouer au fond de mon être, et enfermer dans une boîte de verre que je ne peux pas détruire. Je n'ai plus le contrôle, Ducon a reprit le relais. Je suis triste, mais je sais que les obstacles qui me retiennent prisonniers sont trop grandes pour moi et que la connexion entre moi et Lui est bien trop faible pour que je puisse influencer son comportement.

Un sourire apparait sur mon visage alors que je fixait toujours un pan de mur derrière elle, et mes sourcils se détendent et je la regarde.

- Et si on allait manger, dit-il alors, tout joyeux, avec sa voix de gamin puérile.

Il fait donc quelque pas dans la direction de la cafète, des pas léger et trottinants. Il s'arrête quelques pas plus loin, et regarde vers Éléna, interrogateur.

- Qu'est-ce que tu attends. C'est que j'ai faim moi. Allons! supplie-t-il en pliant les genoux avec insistance.

Oui, c'est vrai que j'ai faim, mais en ce moment, je me sens si loin de mon corps, si loin du contrôle. J'espère qu'il trouvera le moyen d'être, disons, pas trop con. On verra, de toute manière, pour l'instant, je n'ai aucun contrôle. Je m'en veux un peut de ne pas lui avoir expliquer d'avantage sur le "fonctionnement" de mon trouble de personnalité. Mais bon, ce qui est fait est fait, je ne peux plus rien d'ou je suis et si je veux reprendre le contrôle sans médication, je ferais mieux de garder mon calme.


Dernière édition par Yann Collin le Lun 18 Aoû - 19:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre déroutante...   Lun 18 Aoû - 15:39

Mon commentaire parut le vexé. Ouais. Sans surprise. Je comprenais pourquoi son pouvoir l’effrayait, même si c’était probablement cette crainte qui le rendait incontrôlable. Néanmoins, en sachant quel était mon pouvoir, c’était tellement facile à dire pour moi. Mais je savais. J’avais appris beaucoup de chose depuis que j’étais arrivée dans cet institut, et la première chose que les prototypes incontrôlables y apprenaient, c’était à ne pas craindre leur capacité. Lorsque mon tuteur assigné me l’avait dit, je l’avais planté là en traversant le mur. Anastasia m’avait brièvement mise à l’épreuve, puis m’avait retirée à l’assignation. Je maîtrisai mon pouvoir. Je n’avais plus rien à apprendre. En fait, si. Elle m’avait dit que mon pouvoir deviendrait plus puissant quand je vieillirai, et que je devrais découvrir l’étendu de mes capacités seules. À une certaine époque, m’enfoncer dans un mur impliquait que j’évoluais dans le noir. Maintenant, je pouvais voir à plus d’un mètre devant moi lorsque j’étais dans le mur. Et maintenant, je pouvais également transporter de petits objets avec moi, alors qu’à une époque j’avais du mal à m’enfoncer avec mes vêtements. Alors oui, pour moi, c’était facile de ne pas avoir peur. Néanmoins, j’essayai de l’aider. Je songeai à aller rencontrer Anastasia après le déjeuner. Yann aurait besoin d’un tuteur, rapidement. J’espérai qu’il y en aurait de disponible. Il aurait besoin d’aide, et même si j’aimerai l’aider, nos pouvoirs étaient trop différents pour que je puisse lui être d’un quelconque secours. Il avait besoin de quelqu’un qui le comprenait. Je regardai Yann, me demandant si je devrais l’amener voir Anastasia avant même d’aller déjeuner. Évidemment, elle savait déjà qu’il était ici. Elle savait tout. Mais peut-être ignorait-elle à quel point il avait besoin d’aide. Soudainement, il sourit, son visage se détendit et il me regarda enfin. Et dans ses yeux, je vis celui que j’avais rencontré en premier. Ce « Numéro-Deux ». Il me demanda si on allait manger et fit quelques pas. Encore déboussolée, je le regardai sans bouger. Il était devenu complètement insouciant, comme s’il avait oublié qu’il avait failli mettre le feu, au point où j’avais du me cacher dans un mur. Avait-il seulement conscience de ce qui s’était passé? Étaient-ils détachés où partageaient-ils leurs souvenirs? Yann semblait être conscient de tout ce qui s’était passé lorsque son autre-lui avait possession de son corps. Ça ne semblait pas être le cas dans l’autre sens. Il me demanda alors ce que j’attendais, car lui avait faim. Je souris. Soudainement, c’était comme un enfant. Un enfant plus vieux et plus grand que moi, mais un enfant.

- J’arrive, lui dis-je en le suivant.

Nous marchâmes vers la cafétéria, mais je restais silencieuse. Avec deux personnalités, ça devait être deux fois plus difficiles de gérer son pouvoir. J’avais envie de demander à cette autre lui s’il composait bien avec cette partie de lui-même, mais son innocence me laissait croire qu’il ne savait peut-être même pas qu’il n’était pas normal. Si c’était le cas, mieux valait ne pas déclencher une crise en lui demandant de quoi il en retournait. J’attrapai deux plateaux repas à l’entrée de la cafétéria et les plaçai côte à côte sur les rampes en métal pour les pousser. Évidemment, un pour moi, et un pour lui.

- Tu peux prendre ce que tu veux, ne t’en fais pas pour ça.

La nourriture n’était pas gratuite, mais elle n’était pas chère non plus. Je me demandai parfois comment l’institut pouvait survivre en logeant des gens gratuitement et en les nourrissant pour presque rien. Bien sûr, je savais que certains résidents plus âgés payaient un loyer, mais celui-ci était également ridiculement bas. Je payai pour Yann et moi et allai m’asseoir avec mon plateau repas à une des nombreuses tables. Il n’y avait que quelques étudiants, à cette heure-ci. J’en connaissais la plupart, de visages seulement. En dehors de Fynn, je n’avais que peu d’amis à l’institut. En commençant à manger, je vis que la marque de brûlure laissé par la petite crise de Yann – Et je dis petite parce que je me doute que ça aurait pu être bien pire – était à vif. Elle m’élançait douloureusement, mais je m’efforçai de l’ignorer. Je mettrai de la crème et un bandage lorsque je retournerai à ma chambre.

- Alors, qu'est-ce que tu fais dans la vie? demandai-je pour commencer une discussion.
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MessageSujet: Re: Rencontre déroutante...   Mar 19 Aoû - 10:09

Elle fini par le rejoindre. Ducon prit les devant en gambadant et regardant ce nouvel endroit avec curiosité. Je ne sais pas si elle comprend, je ne sais pas si elle réussis à capter les différences entre moi et lui, mais en ce moment même, je suis comprimé en moi-même, et je sais que je ne sert à rien. Chaque pensé que je formule, chaque geste que j'ai envie de faire est réprimer avant même d'atteindre sa conscience, donc je reste là, à l'intérieur à regarder ce qui ce passe, spectateur de mes propres faits et geste. Même si cela me déprime, ça a quelque chose de reposant de pouvoir mettre "pause" à la vie. Donc je me laisse ballotter de l'intérieur, et les suis jusque dans la cafète.

En entrant dans la grande pièce remplit de longues tables, Ducon s'arrête et observe. Il sourit, car ce décor lui est familier. C'est vrai que la cafète de l'hôpital ressemblait beaucoup à ça. Lui, il aime bien, car ça lui rappel des moment agréable en un endroit où il pouvait faire ce qu'il voulait, s'exprimer librement. Pour moi, c'est une autre histoire. Juste de voir les tables aligné ainsi me donne un goût amer dans la bouche. Je n'ai pas aimé mes séjour dans l'aile psychiatrique, et règle général, j'essaie de ne pas trop y repenser. J'étais seul, pratiquement en permanence, avec Lui. Je passais le plus claire de mon temps confiné en salle d'isolement, à cause de mes crises ou de mes problème d'adaptation. Les seuls bons moment passé là bas, pour moi, son ceux que j'ai réussis à passé avec Gregg, lors de mes séances de thérapie. Le seul problème, c'est que Ducon aimait aussi bien Gregg, et que je ne pouvait donc pas souvent le voir. C'était un moment pénible, ou j'ai principalement appris à me refermer sur moi et ne pas trop m'approcher des autres, mais Gregg n'a jamais été d'accord avec moi là dessus. Il me conseil d'aller vers les autres, mais c'est difficile pour moi.

Éléna prend deux cabaret qu'elle pose sur la rampe, faisant signe à Ducon qu'il y en a un a lui et qu'il peut prendre ce qu'il veut. Il ouvre de grands yeux étonnés. Avoir le choix de manger ce qu'il veut, ouh la la. Toute une nouveauté, pour lui. Même chez moi je ne garde que des choses simple à la consommations et qui ne demande pas à être cuisiné - viandes froides, compotes, yoghourts, conserves, fruits frais... - et à l'hôpital, on mangeait ce qu'il y avait dans notre plateau, point final. Donc ses yeux défiles sur la liste des mets proposé et il fini par prendre des oeufs brouillés et une salade de fruits. rendu au bout de la rampe, il prend trois napkin et en voyant les ustensiles, il hésite. Couteaux, cuillères, fourchettes. Il les regarde avec appréhension, comme si ils risquaient de lui sauter au visage, et ne sais pas quel choix faire. Il fini par prendre la voies de la sureté et prend une cuillère à thé qu'il inspecte un instant et l'ajoute à son cabaret.

Fier d'avoir choisit son repas, il rejoint Éléna à une table où elle s'est installé et s'assoit face à elle, déposant son cabaret devant lui. Il entreprend alors de manger ses oeufs avec sa cuiller ce qui lui demande un certaine concentration. Quand Éléna lui demande ce qu'il fait dans la vie, il relève la tête, presque surprit, comme s'il avait oublié qu'il avait de la compagnie. Il dévisage quelques instant Éléna, se demandant peut-être ce qu'elle fait là ou cherchant une réponse à sa question. Après un certain temps de réflexion, il soulève sa cuillère comme pour la faire témoigner puis répond :
- Je lave des vitres d'immeubles très très hauts. Sinon, j'aime faire de la peinture, et des Légos. Il tourne la tête sur le côté et fronce les sourcils, se demandant si elle est en train de le juger, ou si elle s'intéresse vraiment à lui. Il fini par sourire à nouveau, concluant sans doute pour l'intérêt de sa personne, et relance la question.
- ...et toi, tu fais quoi?
Il a un sourire con, un simple d'esprit. Je soupire au fin fond de moi en voyant ça et je regrette de m'être emporter. J'aurais aimé être là, à sa place et pouvoir discuter avec elle. C'est dur d'être enfermé la moitié du temps dans un asile et l'autre moitié à l'intérieur de ma personne, dans mon corps. Gregg m'a dit qu'en venant ici, je m'améliorerait, pour l'instant, c'est pas gagné.
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MessageSujet: Re: Rencontre déroutante...   Jeu 21 Aoû - 22:35

Après avoir posé ma question, je vis que Yann s’échinait à manger ses œufs avec une cuillère. Il me dévisagea un moment, et j’en fis de même fixant tour à tour son visage et sa cuillère, qu’il brandit soudainement en disant qu’il lavait des vitres de grands immeubles; Autrement, il faisait de la peinture et des LEGO. Il parut songeur un moment, et je continuais de fixer sa cuillère, incapable de m’en détourner. Il me demanda alors ce que je faisais. Je mangeais des œufs avec une fourchette, voilà ce que je faisais. Je ne dis rien. Je savais que ce n’était pas ce à quoi il faisait allusion. Qu’est-ce que je faisais? Je faisais tant de choses, c’était difficile à répondre.

- Je travaille comme caissière à mi-temps et je suis en dernière année à l’école. Sinon, j’aime beaucoup tout ce qui est sport, musique, danse et art.

Je ne m’aventurais pas à dire que j’aimais chanter, car quand je le faisais, les gens me demandaient de chanter et j’avais le trac. Je le regardai un moment, puis mon regard se posa sur sa cuillère en plastique, puis son œuf. Je me levai.

- Je reviens.

Je marchai vers la cafétéria et allai lui chercher une fourchette, après quoi je retournai m’asseoir et la lui tendit.

- Essaie avec ça, ça devrait aller mieux.

Je lui souris. En d’autres circonstances, j’aurais ris. Mais ce « Numéro-Deux » ressemblait tellement à un enfant dans sa façon d’agir qu’en fait, c’était seulement mignon. Je continuai de manger, en me demandant ce qui arrivait à l’autre Yann lorsque cette personnalité prenait le dessus. Était-il conscient? Comment ça marchait? J’entraperçus à nouveau le numéro sur sa tête, et j’osai demander :

- Au fait, ce tattoo, c’est pour quoi?

C’était évident qu’il s’agissait d’un numéro de téléphone, de quand je l’avais vu plus tôt. Mais pourquoi? Pour contacter qui? Qui se baladait avec un numéro de téléphone sur le crâne?

[Désolée, je trouve rien à ajouter]
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Yann Collin
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MessageSujet: Re: Rencontre déroutante...   Ven 22 Aoû - 17:23

[C'est parfait^^]

Il continu à la jauger, il doute d'elle. Il voit son regard interrogatif sur lui et se doute bien qu'elle le juge. Juger, un grand mot quand on porte un mohawk roux sur la tête et que la moitié du temps, on fait une crise pour un oui ou un non... En tout cas, il sent l'insistance de son regard et il n'aime pas ça. Moi, je vois ce qui l'embête : la cuillère. Pourquoi mange-t-il avec une cuillère? doit-elle se demander, mais elle ne songe pas un instant que ce con mérite bien cette cuillère et fait bien, dans le fond, de s'y tenir. Elle fini par répondre à sa question. Elle dit qu'elle est caissière, qu'elle termine l'école, qu'elle aime les sport, la musique, la danse, et les arts. Les arts, ça nous fait quelque chose en commun, c'est pas mal. Elle continue à nous dévisager. En fait, non, elle ne réussis tout simplement pas à quitter cette cuillère des yeux. Elle quitte en laissant un vague " Je reviens" derrière elle, et qui m'intrigue. J'aimerais me retourner, mais Ducon ne semble pas autant intéressé. Quand elle lui a parlé, il a eut l'air surprit, un instant, puis il a haussé les épaules, signe que dans le fond, ça ne le dérange pas tant que ça, car de toute façon il a besoin de concentration pour faire tenir sa nourriture dans sa cuillère.

Quand elle revient, Éléna lui brandit une fourchette, assurant que ça irait mieux avec. Les yeux de Ducon deviennent rond et il se recroqueville un peu sur sa chaise, comme si elle lui avait tendu un glock 447 armé et près à tirer. Il regarde l'arme un instant, puis il regarde Éléna. Elle lui sourit gentiment, tout simplement. S'il pouvait juste la prendre, dire merci et s'en servir, ce serait déjà ça, mais non, il regarde autour de lui, s'attendant surement à voir un infirmier lui confisquer "l'arme" et le punir, mais rien ne se passe. Son attention se tourne donc à nouveau sur Éléna, à qui il sourit timidement après avoir tendu la main vers la fourchette, hésite en milieu de chemin et faisant pianoter ses doigts dans les airs, puis il s'en empare. Il ferait n'importe quoi pour entrer dans l'approbation de quelqu'un, qui que ce soit. C'est un problème persitant chez lui, qui détint malheureusement sur moi, et qui le rend très manipulable, c'est fatigant à la longue. Il tient la fourchette dans sa main, la fixe des yeux, puis il pose son index gauche sur ses pointe, afin de calculer son niveau de risque. Il fini par la déposer à côté de son assiette avec la délicatesse de si ça l'aurais été une mine antipersonnelle, et la cache sous une napekin. Son attention étant détourner ainsi, Ducon retourne son attention à Éléna et lui fait un beau sourire, certain d'avoir fait ce que l'on attendait de lui. Il reprend ça cuillère et prend une nouvelle bouchée d'oeuf.

La tête penchée sur son assiète, Ducon ne se rend pas compte qu'Éléna l'observe, mais moi, je la vois toujours, du coin de l'oeil. Elle semble perdue dans ses pensés, alors, et je n'ai aucune idée de ce à quoi elle peut bien penser : Une façon de s'enfuir sans faire exploser la cafète ; Une excuse valable pour se défaire de nous ; Elle essaie peut-être de comprendre ce que c'est que ce bordel ou comment j'ai fait pour devenir ce que je suis... Quand elle ouvre à nouveau la bouche, c'est pour me, ou lui, demander ce qu'est le tatoo sur mon crâne. Ah, donc elle se pose des question sur mon apparence? C'est pas comme si j'avais l'entière maîtrise là dessus, mais bon. Ducon lève la tête d'un coup, s'essuie la bouche avec son index et son pouce avant de lui répondre avec un sourire. Il fini par pointer son tatoo, content que l'on s'intéresse à lui.

- Celui là? dit-il avec vigueur. C'est le numéro de Gregg. C'est au cas où... au cas où je me perdrais ou que ça irait pas bien. Il m'a même donné un cellulaire pour que je puisse le rejoindre, au cas où...

Il conclu le tout avec un sourire joviale un tantinet trop enfantin pour un punk qui entre dans l'âge adulte. Normalement, j'aurais honte d'assister à une tel scène, mais là, je capote. Il vient de mettre le doigt sur un détail qui m'avait complètement échappé : le cell que Gregg m'a donné, je l'ai laissé sur le lit. Et s'il essayait de me joindre? C'est que je veux lui parler, et avec la demi-douzaine de message que je lui ai laissé, il va sans doute rappliquer ; Et s'il essai de m'appeler et que je ne répond pas, que va-t-il se passer? Il va s'inquiéter ; Et s'il vient, dans un endroit aussi immense, il ne me trouvera pas.... J'ai beau crier à ce crétin d'aller le chercher aucun signe ne me laisse croire qu'il m'a entendu. J'ai le goût de lui foutre mon poing dans la gueule, mais je n'y peut rien, je ne peu rien faire. Je fulmine de l'intérieur, dans l'impossibilité de faire quoi que ce soit d'utile pour retrouver ce fichus téléphone.

Alors que je lui crie toute sortes d'insultes de l'intérieur, Ducon continue de manger, calmement. Je lance une dernière insulte de tout mon être "Espèce de cooooooon!!!" et là, il semble avoir ressentit quelque chose, car il se fige dans son mouvement. Ses yeux s'arrondisse, il fixe Éléna sans la voir, et il ressent une boule dans l'estomac. Il lâche sa cuiller qui tombe dans son assiette et porte une main à sa bouche entrouverte, comme choqué. Il reste ainsi une demi minute et d'un mouvement rapide, il s'empare de son assiette et se faufile sous la table ou il va se réfugier. Il se balance d'en avant en arrière, lentement pour se calmer. Je l'ai ébranlé, mais pas dans le bon sens. Je soupire de l'intérieur et abandonne. Il est trop... trop lui. Qu'est-ce que tu veux que je te dise? C'est un cas perdu. Je m'accroche à l'idée de ne pas l'être moi aussi, mais je sais ne pas être dans la vérité en pensant cela.
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MessageSujet: Re: Rencontre déroutante...   Jeu 4 Sep - 22:24

Il avait eu une réaction étrange en voyant la fourchette. La réaction que j’aurais pu avoir si on m’avait tendu une arme alors que je détestai la violence. Quoi, il n’avait jamais vu une fourchette avant? Il hésita longuement avant de la prendre, puis la pris doucement, comme si elle risquait d’exploser et la cacha sous une serviette en papier. Sérieusement? Je ne pus retenir un air surpris, mais je ne dis rien, alors qu’il me sourit avant de continuer à manger avec sa cuillère. Je décidai de simplement le laisser faire. Au moins, la cafétéria était déserte. Ça lui éviterait des ennuis. Je repris ma fourchette pour manger. Lorsque je lui demandai quel était son tatoo, il me dit que c’était le numéro de Gregg, au cas où il y aurait un problème, ou qu’il se perdrait, que ce Gregg lui avait aussi donné un cellulaire pour le rejoindre, au cas où. Ce Gregg, c’était également celui qui lui avait dit qu’il ne tolérait pas les contacts physiques. Sans doute son psy, mais je n’en savais rien, en fait. J’acquiesçai et continuai de manger en silence. Lorsque j’eus finis, je fis tourner distraitement ma fourchette entre mes doigts, le regard dans le vague. Lorsque je ne faisais pas quelque chose, j’avais tout plein de tic. Généralement, ce que je faisais, je le faisais en cours avec un crayon. Là, c’était une fourchette. Peu m’importait, en fait, je n’en avais presque pas conscience. Je continuai un moment, pensant à ce que j’avais à faire aujourd’hui. J’avais prévu aller en ville pour me préparer à la rentrée. Et aller dans un vrai centre d’escalade. Et peut-être aussi aller souper avec Fynn. D’ailleurs, elle devrait bientôt se réveiller. Soudainement, Yann se précipita sous la table. Surprise, je me penchai pour le regarder. Il se balançait doucement d'avant en arrière. Que devais-je faire? Lui parler? Le laisser?

- Ça va? demandai-je.

Qu'est-ce qui s'était passé? Je le dévisageai. Je ne comprenais pas. Je voulais, mais je ne comprenais pas. Il n'y avait rien eu. Pas un son, pas un mouvement. La cafétéria était encore déserte. Je m'étirai pour toucher son épaule, mais m'arrêtai en plein mouvement. Et s'il faisait flamber la cafétéria? Le numéro sur sa tête attira mon attention et je le composai rapidement. Le téléphone fut décroché à la première sonnerie.

- Yann? demanda une voix.

- Non, je suis Élana, répondis-je. Mais je crois qu'il aurait besoin de vous parler, juste un moment.

Je baissai le combiné de mon oreille et le tendit à Yann.

- C'est Gregg, lui dis-je tranquillement. Il veut te parler.

Je lui souris gentiment, tenant mon téléphone tendu vers lui, attendant qu'il le prenne.
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MessageSujet: Re: Rencontre déroutante...   Sam 6 Sep - 16:52

[HJ : En parlant de Fynn, elle pourrait faire son entrée un moment donné - peut-être pas tout de suite... - mais c'est une idée]

Il est dans tous ces états. Il reçoit ma voix, mes pensés, comme des intrusions et ne comprend pas les messages que j'essaie de lui communiquer. Depuis le temps qu'il est en moi et viole mes pensées... mais il ne veux pas comprendre qu'il n'existe pas et il ne veut pas évoluer. Il n'a pas conscience de ma présence et quand il prend le contrôle, c'est rare qu'il comprend que je suis là. Certaine fois, on réussit à faire presque un, mais la plupart du temps, c'est comme en ce moment, c'est inintelligible, incompréhensible dans son esprit et il prend panique.

Il reste là, en dessous de la table et se balance d'avant en arrière afin de se calmer et de m'écarter de ses pensés, de ne plus m'entendre. J'ai beau lui dire n'importe quoi, il capote et rien ne veux entrer dans sa tête de linotte. Il rejette systématiquement mes proposition, et continue de se balancé, comme si ça pouvait lui apporter la solution à son problème ; moi. Oui, si il arrive à se calmer, il fera taire ma voix. Sinon, deux situations sont probables : La première consiste à ce qu'il mette bel et bien le feu à la cafète - ou à elle ; La deuxième, c'est qu'il fasse un overdose de stress et aille se réfugier très profond en moi. Gregg me dit de ne pas essayer d'engendrer cette deuxième possibilité. Il m'a dit que ça pouvait engendrer des séquelles grave sur ma personne, mais sincèrement, là où j'en suis rendu, je n'ai plus envie de m'en faire, mais je n'ai pas non plus envie de faire mal à Éléna. Je gronde en moi, mais j'arrête de crier, mais lui continue à essayer de me faire basculer en arrière plan de ses pensés pour me faire disparaitre en se balançant d'avant en arrière.

Éléna s'est penchée pour voir ce qui se passait, mais ne semble pas comprendre. Il lui fait profile, recroqueviller sous la table. Elle nous regarde comme une bombe sur le point d'exploser, et je dois dire que je lis dans ses yeux les même craintes que je ressens en moi : va-t-il mettre le feu? Ferait-elle mieux de partir? Elle semble aussi perdu que moi, mais beaucoup plus paniqué. J'imagine qu'à force d'être confronté à ce genre de situation, je m'y habitue. Elle me demande ce qui ne va pas, et à ces mots, Ducon agrippe  la chaussure d'Éléna. Il se rend peut-être compte, lui aussi, qu'elle a autant envie de partir que le lièvre face au loup. Je sens sa chaussure glisser sous mes doigts, et Ducon se recroqueville encore plus sur lui même, faisant tomber l'assiette d'oeuf qu'il avait emporter avec lui. Il a la tête enfouis sur ses genoux, et je ne peux pas voir si Éléna est toujours là.

Je fini par entendre sa voix, au dessus de la table, et je suis soulagé de l'entendre, par contre je sens la tonalité inquiète et incertaine de sa voix. J'entend tout de même clairement ce qu'elle dit : « Non, je suis Élana, mais je crois qu'il aurait besoin de vous parler, juste un moment ». Elle se penche à nouveau vers nous et ajoute que c'est Gregg. Ma tête se lève, comme si je l'avais dirigé, et mes yeux se posent sur un cellulaire qu'elle me tend. Elle a appelé Gregg, pour moi. J'attrape le téléphone dans un mouvement qui pourrait bien être le mien et pose le téléphone sur mon oreille. J'entend la voix de Gregg dans le combiné, et je suis content de l'entendre, ça me fais du bien. Il me demande ce qui se passe et pourquoi je ne répond pas au cellulaire. Je m'en vais lui répondre que je suis désolé, que je suis content de l'entendre et que je veux qu'il vienne me chercher, mais quand j'ouvre la bouche, je reprend conscience avec amertume que ce n'est pas moi qui ai le contrôle. Lui aussi est content de le savoir si "près", et ça me rend furax. Notre joie mutuelle de lui parler c'est entrechoquer et confondue pendant un instant. Maintenant, je suis renfrogner à l'intérieur et déçue que ce soit à lui qu'il parle.
- Gregg, je ne sais pas ce qui se passe. Il jette un regard furtif à Éléna et baisse le ton. C'est encore les voix. Elles sont en moi, et elles ne m'aiment pas. Il... il veut me tuer.
Il a dit cette phrase d'un ton ridiculement bas et pressé. J'entend un soupire à l'autre bout de la ligne. Je sais ce qu'il signifie : la déception. Gregg n'est pas fier de moi, il sait que j'ai mal agit envers ce crétin, mais comment peut-on respecter quelque chose qui vole notre identité, notre personne ?

- Écoute Yann...

Je n'aime pas qu'il l'appel ainsi. Il n'est pas moi! Lui, c'est pas Yann! Il n'a pas le droit de l'interpeler ainsi, c'est une insulte! Mais Gregg dit que c'est une partie de moi-même et que pour le "vaincre", je dois l'accepter.

- ... écoute moi bien, tu vas prendre de bonnes respirations et focaliser ta penser sur ma voix. Fermes les yeux et ne pense plus à rien. Maintenant, tu vas me dire où tu es, dans quel état et avec qui.

Ducon lui obéis et lui répond calmement. Il a arrêter de se balancer. Je fais pareillement d'où je suis. Il continu avec des paroles lentes en nous décrivant un paysage paisible. Je sais ou il veux en venir, et je souhaite que ça marche, mais je ne dois pas trop y pensé, car il est nécessaire que je me concentre sur lui.

- ...maintenant, tu vas raccrocher et finir ce que tu faisais et tout ira bien. Tu me rappelles ce soir, et on parlera plus largement ensemble. Passe une bonne journée, et garde ton calme. À bientôt garçon.

J'entend la tonalité qui indique que Gregg à raccroché. Il doit avoir quelque chose à faire. Toujours les yeux fermé, je referme le cellulaire et le dépose dans ma poche. J'ai le contrôle, mais j'ai peur que tout mouvement un peu trop brusque fasse disparaitre la voix paisible de Gregg qui résonne toujours au fond de moi. Peu à peu, je me souvient être sous une table, et je sors à tâtons de là. Je m'assoie et rouvre enfin les yeux, et je m'étonne de voir Éléna, toujours là devant moi. Je rougie vaguement de la voir me dévisager ainsi. Combien de temps j'avais passé sous la table? Dix ou quinze minutes? Elle était resté là? Je referme les yeux en constatant que je m'agite. Je prend deux bonne respiration et me souvient du cellulaire. Son cellulaire. Je le sors de ma poche et le pose sur la table, avec de vagues excuses, en me disant qu'elle attendait sans doute que je lui rende. Je prend à nouveau une respiration et quand j'ouvre à nouveau les yeux, elle est toujours là. Je penche la tête  sur le côté, la fixant calmement en fronçant légèrement les sourcils. Suis-je en train d'halluciner? Est-ce le fruit de mon imagination ou le calme qui m'envahit qui me fait la voir toujours. Je la dévisage, doucement, sans y mettre trop d'énergie, car j'ai envie de rester calme. Je n'ai plus envie de m'excuser ou de m'emporter. Je veux être zen, comme en ce moment. Une question m'échappe tout de même :

- Pourquoi... pourquoi es-tu toujours là?
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MessageSujet: Re: Rencontre déroutante...   Lun 8 Sep - 11:10

Yann s'empara de mon téléphone et commença à parler. Pour ma part, je me levai pour aller porter mon cabaret et me prit une pomme verte en retournant m'asseoir. Je mangeai tranquillement ma pomme, sans écouter la conversation qui se passait sous la table. Ça ne me concernait pas. Toujours absorbée dans mes pensées, je me demandais ce qui l'attendait. Ces deux lui étaient tellement différent, mais ils avaient un point en commun. Ils étaient instables. Yann s'extirpa de la table et je l'observai. Dans ses yeux, je vis qu'il était redevenu lui-même. Je vis aussi qu'il était surpris, mais de quoi? Il sort alors mon téléphone de ses poches et le pose sur la table en s'excusant.

- Il y a pas de mal, assurai-je en le prenant.

Il semblait tendu. Il fermait les yeux pour prendre de profondes respirations, comme pour se calmer. Puis, il pencha la tête en me dévisageant curieusement. Je fronçai les sourcils, en me demandant ce qui pouvait bien lui passer par la tête. Puis, il posa un question. Pourquoi étais-je toujours là? Je lui montrai ma pomme.

- Je mange, dis-je simplement.

Je lui souris doucement et ajoutai:

- Et je voulais être sûre que tu allais bien avant de partir.

C'était vrai. Par simplement par crainte qu'il fasse flamber le pensionnat, mais surtout par crainte pour lui-même. Je ne savais pas ce qu'il avait. Je ne savais pas comment il était. Je savais cependant que certaines personnes avec des troubles de la personnalité pouvait être un danger pour eux-mêmes. J'avais beau ne pas le connaître, je voulais tout de même m'assurer qu'il allait bien avant de partir.

- Je sais qu'on se connait pas vraiment, mais… C'est peut-être bizarre dit comme ça, mais je me soucie quand même de ce qui pourrait t'arriver. Tu étais en pleine crise. Je ne pouvais pas simplement te laisser à toi-même.

Je lui souris, un peu mal à l'aise. Ça semblait un peu étrange comme ça. Un peu beaucoup étrange. Mais j'étais comme ça. Je ne pouvais pas laisser seule une personne qui avait besoin d'aide, même si j'étais la première à vouloir être seule lorsque la situation était inversée.
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Yann Collin
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MessageSujet: Re: Rencontre déroutante...   Lun 8 Sep - 16:30

Quand je lui rendit son cellulaire, elle dit qu'il n'y avait pas de quoi. Pas de quoi? Bon semblerait qu'elle n'attendait pas juste que je lui rendre son téléphone pour prendre ses jambe à son cou. Ça ne me déplais pas, mais je dois prendre sur moi pour resté zen, neutre, calme. Si je réussis à rester zen, je pourrai sans doute passer la journée sans autres accrocs et en contrôle de ma personne. Je chasse les idées négatives qui passent en moi, relevant le doute que j'ai d'en être capable et je prend une grande respiration. Quand j'ouvre à nouveau les yeux, elle est toujours là. Drôlement, ça me dérange - non pas que je ne veux pas qu'elle soit là, au contraire, c'est juste que ça colle pas. Elle est resté là, avec moi. C'est pas normal. Quand je lui demande pourquoi elle est toujours là, elle me dit qu'elle mange. Elle fini par ajouter, avec un sourire chaleureux, qu'elle voulais être certaine que j'allais bien, avant de partir. Ah oui ? Elle voulait savoir si j'allais bien? Étrange. C'est peut-être normal dans son monde à elle, mais règle générale, les gens considère que c'est la tâche de Gregg, de s'occuper de moi, et on m'évite. Je trouve ça bien, mais ça reste étrange.

J'ai toujours la tête penchée, les sourcils légèrement froncés signalant mon intérêt, peut-être un peu trop inquisiteur. Éléna n'est pas la "citoyenne type" qui ne fait que son boulot et pas une seconde de plus ; qui a le monde et son fonctionnement peu à coeur ; qui est insolent et pense savoir tout et qui font parties de mon quotidien. Non, elle est en marge de ce genre de personnage que je rencontre un peu trop souvent. Elle fini par ajouter que, même si elle ne me connait pas vraiment, elle se soucie de moi, de mon sors.

Elle fini par ajouter que, même si elle trouve ça bizare - oui c'est bizare - elle ne pouvait pas me laisser comme ça, en pleine crise. Je me dis dans mon for intérieur que oui, elle aurait put partir, comme n'importe qui aurait sans doute fait, mais elle, elle ne l'a pas fait. Je suis content d'être tomber sur elle. Je fini par lui sourire et laisse passer un sentiment de joie en moi, mais que je dois tout de même réprimer. Je m'efforce d'en faire une petite boule compact dans ma poitrine. Je lui souris à mon tour. Non, elle n'est pas comme ces gens que je croise dans la rue. Elle est spéciale.

- Merci... dis-je d'un ton rauque, d'une joie contrôlé que je ne dois pas laisser sortir, car elle pourrait devenir un tremplin pour l'Autre qui pourrait reprendre le contrôle. Je racle ma gorge afin de me donner un ton plus claire. C'est très gentil, mais... Il y a toujours quelque chose qui ne fonctionne pas dans ce raisonnement, et je veux comprendre. Un petit quelque chose tapis dans l'ombre qui me demande de l'éclaircir ... mais pourquoi tu t'inquiète pour moi ?

J'ai posé une question qui me brûle un peu trop de l'intérieur. J'essaie de voir le tout comme étant un schéma, de façon objective, ce que je réussis en me remémorant la voix de Gregg au téléphone. Il y a moi, dans une case, et il y a les autres, dans d'autres cases autour de moi. Gregg est dans l'une d'elle, et il est relié à moi car il est payé pour le faire, pour être gentil avec moi. Mr Ben, mon boss, lui aussi est relié à moi, mais ça lui déplait et je le sais. Sinon, les autres passe à côté de moi en essayant de ne pas se connecté à moi, ou en faisant comme si il n'y avait pas de lien. Pourquoi elle s'obligerait-elle a créer un lien avec moi, alors que cela ne lui donnera rien en retour. Une mère aime son enfant pour avoir une bonne fin de vie ; Deux personnes s'unisse afin d'accéder à quelque chose qui leur est inaccessible s'ils sont seuls. Veut-elle quelque chose que j'ai ou que je peux lui offrir? Suis-je un pont vers quelque chose qui lui est inaccessible ? Je ne pense pas. C'est un peu comme Gregg, à quelque part : Il n'est pas supposer s'en faire autant pour moi, et pourtant, il est plus proche de moi que ses autres patients, je pense.
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Élana Shiver

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MessageSujet: Re: Rencontre déroutante...   Mer 10 Sep - 18:16

[Essaie de me donner un peu plus de contenu, ça m'en fait pas beaucoup pour répondre ^^"]

Il semblait surpris, mais il finit néanmoins par me sourire. Il me remercia – mais de quoi – et je sus qu'il y aurait un mais. Il me dit que c'était gentil, s'interrompit, hésita, et me demanda pourquoi je m'inquiétais pour lui. Sa question me laissa sans voix. Pourquoi? Pourquoi pas? Je me rendis compte qu'il devait généralement être confronté à un monde qui le fuyait et qui le craignait. Un monde froid dépourvu de compassion. Un monde qui l'avait toujours abandonné à son sort. Comme c'était cruel. Je le regardai. Je devais avouer que je voyais souvent des situations comme ça, au quotidien. J'avais moi-même essuyée beaucoup de "fausse compassion" après le décès de ma mère. Beaucoup de gens qui disaient vouloir m'aider, mais qui disparaissaient dès que j'avais besoin d'aide. C'était déroutant. Je ne savais pas ce qui était pire entre se faire proposer de l'aide puis se faire tourner le dos et être simplement ignoré.

- Ma mère m'a appris à traiter les gens comme j'aimerai être traitée, répondis-je enfin. Au final, c'est moi qui prend des coups de pied dans mes sentiments, mais ça m'est égal, parce que je sais que je fais ce qui est juste. Je sais que même si je ne peux pas changer le monde, je peux changer la vie d'une personne, et c'est déjà énorme.

Je lui souris platement.

- Tu sais, on a tous eu un moment où on avait désespérément besoin d'une main tendue, et où personne n'était prêt à tendre la main… J'ai toujours consacré beaucoup d'énergie à aider les gens, et encore plus après que ça me soit arrivée.

Je repensai avec une pointe d'amertume à mes soi-disant amis qui m'avaient tourné le dos lorsque j'avais eu le plus besoin d'eux et soupirai. Si je les revoyais aujourd'hui et qu'ils étaient dans le besoin, je les aiderais, même si eux m'avait laissé tomber. Je n'entretenais pas de rancœur, mais je ne pouvais pas prétendre ne pas avoir été blessée. Je pinçai les lèvres et refoulai ma brève envie de pleurer.

- Enfin, je suis comme ça, et je crois que c'est une bonne chose.

Je lui souris en mordit dans ma pomme en essayant de m'arracher aux souvenirs.
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